Chômage pour certains, combat pour d’autres

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Ils sont des milliers, ces jeunes camerounais diplômés au chômage depuis des années. Néanmoins, quelques rares chanceux arrivent à sortir du tas en faisant valoir leurs relations, d’aucuns grâce au soutien de leurs parents.

Avoir un diplôme n’est pas synonyme de travail au Cameroun. La licence, le master voire le doctorat n’ouvrent guère les portes de l’emploi, du moins pour certains « types de Camerounais ». Titulaire d’un Master II en Anthropologie, Romaric DARI a déjà passé deux ans au chômage et il n’aperçoit pas toujours l’ombre d’une lumière sur le sentier de sa réussite. « Au début je ne pensais pas en arriver là. Pour moi, un jour à l’autre la situation allait se décanter mais voilà, j’ai déjà passé deux ans au chômage mais toujours aucun espoir » se lamente-t-il. A lui d’ajouter « je ne suis pas le seul dans cette situation. Il y a des milliers de jeunes camerounais qui subissent le même sort ».

L’accès à la fonction publique est, disons-le quelque peu verrouillé. Pour avoir un poste dans l’administration publique, il faut monnayer ou connaitre quelqu’un. Le secteur privé, n’en parlons plus. Comme quoi, pour avoir un emploi aux États-Unis il faut le savoir-faire, en Europe, le diplôme et en Afrique les parents et/ou des relations.

Les jeunes n’ont plus d’autres choix que de se livrer à l’alcool ou au banditisme. L’immigration clandestine, la recherche du gain facile sont là quelques conséquences du chômage. Bien que certains diplômés pour sortir du gouffre créent leurs propres emplois, le chômage est encore choses récurrente ici au Cameroun. Il y a des titulaires de Licence et de Master call-boxeurs, gérants dans les bars… comme quoi « débrouiller n’est pas voler ».

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capitainebreentos
Juriste de formation et étudiant en Journalisme à l’École Supérieure de Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ESSTIC) de Yaoundé.